Pourquoi avez-vous voulu faire un V.I.E ?

Après un master à HEC, j’avais envie d’une expérience commerciale terrain. L’Imed proposait une offre de V.I.E à temps partagé en Turquie, c’est alors que tout a commencé.

J’ai réalisé mon contrat de V.I.E de 2008 à 2010, puis je me suis fait recruter par un de mes clients – un grand classique à l’Imed – Arkadin, PME française du secteur des télécommunications, cette fois-ci à temps plein pour monter une filiale en Turquie.

J’y suis resté 10 ans. Actuellement, je suis toujours dans cette entreprise, mais je travaille dans un autre secteur.

 

Qu’est-ce que l’Imed vous a proposé ?

À l’époque, l’Imed était bien plus petit qu’aujourd’hui. Beaucoup de postes de V.I.E étaient disponibles sur le pourtour méditerranéen et au Moyen-Orient. Une offre vacante était proposée pour la Turquie, à laquelle j’ai postulé immédiatement.

Après avoir passé les entretiens de recrutement, je suis resté six mois à Marseille pour prospecter auprès des entreprises et créer mon propre portefeuille clients. En 2008, j’ai décollé pour Istanbul.

 

Quels ont été vos missions ?

La Turquie étant un très gros marché dynamique avec plus de 90 millions d’habitants, j’avais des missions de découvertes, car toutes ne savaient pas si leurs projets allaient fonctionner dans ce pays. Sur les 24 mois de V.I.E, j’ai travaillé pour six entreprises, toutes de secteurs très variés :

La première entreprise pour laquelle j’ai travaillé était une entreprise de la région SUD Provence Alpes Côte d’Azur, qui crée des accessoires bureautiques.

La deuxième travaillait dans les engrais. Ma mission était de trouver un distributeur en Turquie.

La troisième était une société d’Aix-en-Provence, fabricant de bouées intelligentes. Ma mission était de trouver un agent qui puisse représenter l’entreprise lors des appels d’offre.

J’ai aussi travaillé pour une société Alsacienne, fournisseur de carton recyclé pour les chaînes logistiques. Mon but était de trouver des clients directs.

Enfin, j’ai travaillé pour Arkadin, l’entreprise ou je suis encore actuellement. À l’époque, elle cherchait à se développer sur toute la zone Europe de l’est et Moyen Orient.

 

Pourquoi avoir choisi Istanbul ?

Ma stratégie de V.I.E était aussi de consolider ma maitrise du Turc. Je souhaitais maitriser une langue connue, utile et puissante.

L’apprentissage du turc m’a été très utile pour poursuivre ma carrière chez Arkadin, et me sera encore utile si un jour par exemple, je souhaite travailler avec l’Allemagne. En effet, il y a une forte communauté d’expatriés turcs en Allemagne qui peuvent être séduits par une approche linguistique adaptée.

 

Comment s’est passé votre intégration en Turquie ?

À l’époque, nous étions dans les bureaux de la Mission Économique, désormais appelée Business France. C’était un grand avantage car j’étais dans un système français et diplomatique, ce qui me permettait d’avoir des collègues rapidement et un accès facile auprès de gens connaissant bien le marché et pouvant m’aiguiller dans mes différents secteurs. Grâce à eux, mon intégration s’est très bien passée.

 

Un conseil pour les V.I.E en post ou les futurs V.I.E ?

L’expérience que propose l’Imed permet de se confronter au terrain, sur des secteurs d’activité variés. C’est une expérience très riche dont il faut prendre l’opportunité.

Le statut de V.I.E permet d’avoir des responsabilités, d’être créatif et de développer de grands projets. C’est la valeur du V.I.E et en particulier du V.I.E à temps partagé proposé par l’Imed.

Toutes les personnes intéressées par le monde des PME, de l’entreprenariat et du développement commercial à l’international devraient faire cette expérience.