Les infrastructures en Afrique du Sud

D’après le rapport 2019 de la banque mauricienne Afrasia Bank sur la richesse en Afrique, la Nation « arc-en-ciel » est le pays le plus riche du continent. Trois villes sud-africaines se placent directement dans le top 5 des villes les plus riches d’Afrique, à savoir Johannesburg (1er), Le Cap (2ème) et Durban (5ème). En réponse à cette richesse, l’Afrique du Sud éprouve le besoin de moderniser ses infrastructures, et présente par conséquent des opportunités importantes pour l’offre française, sur plusieurs secteurs. 

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Le Sport : un secteur financièrement soutenu par le gouvernement sud-africain

Le sport occupe un rôle prépondérant dans la société et l’économie sud-africaine, allant bien au-delà de la simple activité physique. C’est pourquoi le gouvernement en fait une de ses priorités

Un budget de 73 millions d’euros a été alloué au Ministère des Sports et des Loisirs sur la période 2017-2018. Notamment dans le but de fournir des équipements sportifs aux écoles. À cet effet, 813 000 euros ont été débloqués pour les infrastructures sportives.

Les infrastructures médicales en cours de développement et de modernisation

Il existe en Afrique du Sud une véritable scission entre les secteurs privés et publics du médical

D’un côté, trois grands groupes hospitaliers internationaux (Mediclinic, Netcare, Life Healthcare + Clinix et Lenmed) sont très performants et investissent de manière perpétuelle dans le développement de leurs infrastructures, notamment en ce qui concernent les structures de santé spécialisées.

De l’autre côté, le secteur public, qui couvre plus de 80% de la population sud-africaine, souffre encore d’importantes lacunes. Pour y remédier, l’État lui a alloué un budget de 13 milliards d’euros sur l’année financière 2018/2019, soit près de 14% du budget total. Cet investissement intervient dans le cadre de l’implantation de la « National Health Insurance », dont l’action majeure est la création d’une couverture maladie universelle en 2012.

L’environnement : un marché à fort potentiel

L’enjeu environnemental est particulièrement important en Afrique du Sud, étant notamment en situation de stress hydrique. De plus, en raison de son activité minière prononcée, le pays se classe parmi les plus pollueurs du monde.

Plusieurs projets de développement d’infrastructures sont actuellement en cours en ce qui concerne les marchés de l’eau, du traitement des déchets et également de l’air. À titre d’exemple, la ville de Cape Town dispose d’un prêt de 200 millions d’euros, octroyé par la banque allemande KFW, pour le traitement de ses eaux usées.

10 ans pour rénover le réseau électrique de la Nation arc-en-ciel

Le marché de l’électricité est dominé par la société sud-africaine Eskom, qui fournit 95% de l’électricité consommée en Afrique du Sud, et 45% de celle consommée sur le continent. 

Eskom prévoit plusieurs projets importants, dont un plan de grande ampleur de rénovation des réseaux de distribution d’électricité sur la période 2019-2028.

Infrastructure Afrique du Sud

Modernisation et intensification des réseaux de transport ferroviaire et maritime

Les réseaux de transport sud-africains sont impactés par la vétusté de leurs infrastructures. 

Le réseau ferroviaire sud-africain représente près de 80% des infrastructures du secteur sur toute l’Afrique sub-saharienne. Celui-ci se place à la 11ème position mondiale, avec 30 400 km de voies ferrées.
Malgré cela, 35% de ces voies sont inexploitées ou sous-exploitées, du fait de leur faible qualité. 

En ce qui concerne le transport maritime, l’Afrique du Sud bénéficie d’une force portuaire conséquente. Le pays dispose de huit ports commerciaux, dont celui de Durban qui possède le plus gros terminal d’export de charbon du monde. Plusieurs projets importants d’amélioration d’infrastructures portuaires sont en cours. 

Entre autres, les travaux du nouveau terminal de vracs liquides du port de Ngqura ont démarré en février 2019, dans le but d’en faire le futur hub pétrolier du pays. Le Gouvernement a également mis en place en 2013 l’opération Phasika, dans le but d’établir une économie océanique. Dans le cadre de cette opération, 150 millions d’euros ont été octroyés pour la création d’un chantier de réparation du port de Saldanha.

Le cas Alstom et sa joint-venture Gibela :

La joint-venture d’Alstom en Afrique du Sud, Gibela, a ouvert en 2018 la plus grande usine de fabrication de trains du continent, à Dunnottar, à l’est de Johannesburg. Le président sud-africain, Mr Cyril Ramaphosa, s’est lui-même chargé de l’ouverture officielle de l’usine. La construction de cette usine de 53 000 mètres carré, dont l’objectif de production est de 62 trains par an, s’est étalée sur 22 mois.
En plus de consolider le réseau ferroviaire sud-africain, cette joint-venture participe de manière conséquente au développement du pays, en faisant fabriquer l’équipement et les composants de ses trains par un panel de 200 fournisseurs locaux.

 

L’élan de modernisme insufflé par l’Afrique du Sud dans son économie représente une opportunité non-négligeable pour l’offre française, forte de sa capacité d’innovation reconnue par la nation « arc-en-ciel ». 

La relation commerciale entre les deux pays est d’ailleurs encouragée par l’accord de libre échange entre l’Union Européenne et l’Afrique du Sud, qui permet à 87 % des produits européens d’entrer sans droits de douane sur le marché sud-africain.

Mathieu Crochin, V.I.E temps partagé Afrique du Sud.

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