Bonjour, je m’appelle Vincent Poulain, et je suis actuellement V.I.E à temps partagé au Vietnam.

 

Quel est ton parcours ?

Après un double diplôme de master français et américain, j’ai travaillé en Angleterre dans l’industrie lourde ferroviaire.

Après cette expérience, je voulais découvrir le monde des startups, alors j’ai travaillé en Thaïlande, puis je suis revenu en France, et j’ai travaillé avec un transitaire international basé à Bangkok, ce qui m’a permis de toucher à plusieurs choses autour du commerce international.

Pourquoi as-tu voulu faire un V.I.E ?

J’ai beaucoup aimé la Thaïlande lors de mon expérience en startup, alors j’ai postulé à quelques offres V.I.E dans les zones Asie que proposait l’Imed pour faire un V.I.E à temps partagé, et j’ai été pris pour un contrat au Vietnam.

J’ai choisi de faire un V.I.E à l’Imed car c’est un format avantageux. C’est le seul contrat de travail qui permet d’avoir un poste à responsabilités à l’étranger en tant que jeune diplômé. Sans l’outil V.I.E, ces postes seraient remplacés par des expatriations de cadres commerciaux ce qui coûte relativement cher.

Dans quel pays es-tu, depuis quand et pourquoi ?

Je suis à Hô Chi Minh City, anciennement appelé Saigon, dans le sud du Vietnam depuis 7 mois.

Je vais rester 2 ans sur place. Mes entreprises m’ont déjà dit que mes contrats allaient être reconduits en Mars 2021.

Quelles sont tes missions ?

Les deux entreprises avec lesquelles je travaille existent depuis 55 et 70 ans et travaillent depuis un moment à l’export, mais sont nouvelles sur le marché vietnamien. L’Imed leur permet donc de relever le défi d’ouvrir ce nouveau marché.

Mes missions sont très vastes : enregistrer les noms des entreprises pour protéger notre propriété intellectuelle, étudier le marché en détail, les concurrents, la taxation, les taxes douanières, définir une stratégie, un positionnement…

Désormais, je suis à la phase deux de mon plan d’action, c’est-à-dire la sélection des importateurs/distributeurs et la rédaction des contrats de distribution.

En 7 mois, j’ai déjà pu lancer un contrat d’importation et initier un flux d’affaire avec le Vietnam.

Comment s’est passé l’intégration dans le pays ?

Je rencontre quelques difficultés d’adaptation à une culture si différente de la mienne : les vietnamiens sont un peuple fier, et étant étranger, je suscite au premier abord de la méfiance. Heureusement, j’avais déjà passé un an et demi en Thaïlande et commencer à me familiariser avec une culture présentant quelques similarités ; je savais à quoi m’attendre.

J’ai la chance que l’organisme qui me reçoit accueille aussi des V.I.E. J’ai pu faire connaissance avec plusieurs autres français et des personnes de mon entreprise.

L’avantage aussi, c’est que je vis dans le quartier des « expats » ce qui me permet de rencontrer beaucoup de gens. Par exemple, ce soir il y a un évènement organisé par Business France, rassemblant tous les V.I.E de la ville où je vais pouvoir rencontrer une cinquantaine de volontaires.

As-tu des conseils à donner pour les futurs V.I.E ?

  • Accrochez-vous ! La prospection n’est vraiment pas le moment le plus fun, mais il est nécessaire.
  • Travaillez pour vous : Gardez à l’esprit que l’Imed est un tremplin pour VOTRE carrière, vous travaillez pour vous avant toute chose, ayez vos objectifs en tête, ça vous aidera à rester motivés.
  • Soyez responsables : Une fois sur place, les entreprises ont une confiance entière dans les projets. Le degré de liberté et les responsabilités sont élevés, le but est de trouver des affaires. Il faut savoir travailler seul, organiser sa journée de manière autonome et créer des résultats. Le terrain, c’est l’aventure, mais l’aventure ça s’organise !

Une anecdote à nous raconter ?

Il m’est arrivé plusieurs fois d’arriver à un rendez-vous pro, et que je me retrouve en face d’une jeune fille pour qu’on me marie avec elle !