Là-bas, c’est à Bogotá, en Colombie.

 

Lors d’une interview vidéo, Clément Galy, 28 ans, témoigne sur son confinement à Bogotá durant son V.I.E à temps partagé avec l’Imed.

Après un parcours scolaire assez atypique, un BTS Commerce International et un master Grande École à Rennes en poche, Clément décide de faire un V.I.E à temps partagé à Bogotá.

Bogotá, c’est une ville qu’il connaît bien, y ayant déjà vécu deux ans pour ses études. En partant en février dernier, Clément était loin d’imaginer qu’une crise sanitaire mondiale allait l’obliger à être confiné 6 mois, du 12 mars au 1er septembre dans son petit appartement en colocation. Et pourtant, le voici là-bas.

Depuis 8 mois, il travaille pour 3 entreprises de secteurs très différents, chacune leaders de leur marché : PROLUDIC, producteur d’aires de jeux (50% de son temps), FILCLAIR, constructeur de serres de haute technologie (30%), et avec CCEI, fabricant d’équipements pour piscines (20%).

 

Après 1 mois de mission terrain, le confinement arrive à Bogotá.

Clément énonce : « C’était un confinement très strict. À une période, l’armée bloquait les entrées de certains quartiers populaires comme le quartier Kennedy. Dans mon immeuble, nous avions l’interdiction formelle de faire rentrer des gens. Seules les personnes qui habitaient dans l’immeuble pouvaient venir. C’était très difficile de garder un minimum de vie sociale. »

Il explique que ses deux années antérieures à Bogotá l’ont beaucoup aidé pendant ce confinement : « J’ai eu beaucoup de chance d’avoir déjà des amis sur place et de connaître la ville grâce à mon année de césure et à mon échange universitaire. Je pense que les V.I.E arrivés en même temps que moi, en terre inconnue, ont beaucoup plus souffert de la situation ».

Il affirme que confinement ne va pas de pair avec V.I.E : « Les V.I.E Imed ont une vocation terrain. Envoyer un V.I.E en Colombie pour couvrir une zone, ce n’est pas pour qu’il reste chez lui, qu’il envoie des mails et qu’il fasse des vidéos Skype. C’est très frustrant de se dire qu’on n’a même pas commencé, et qu’on a déjà plein de bâtons dans les roues ».

Face à cette situation les missions ont été réadaptées. Bien sûr, le télétravail ne remplace pas le terrain, mais Clément a su montrer à ses entreprises qu’il ne lâcherait pas l’affaire. Il a réussi à s’accrocher et à faire avancer ses projets, sans que ses entreprises ne remettent en question la nécessité d’avoir un V.I.E à temps partagé à l’autre bout du monde, en télétravail, alors qu’il aurait pu travailler depuis un bureau en France.

Lors de l’interview, il mentionne sa hâte de voir la situation se débloquer sur sa zone, afin qu’il puisse mener à bien les missions entreprises lors de cette période compliquée.

 

Pour finir, Clément nous rassure en nous évoquant un semblant de normalité. En effet, la vie économique se réactive, les frontières aériennes ont rouvert, les bars se remplissent petit à petit, les gens sortent dans la rue. Il mentionne un « changement drastique concernant la vie avec le virus depuis septembre ».

Une chose est sûre, d’un point de vue plus personnel, il restera en Colombie pour encore plusieurs années, afin de participer au développement économique de ce pays plein de potentiel et où les PME françaises ont un rôle à jouer.