Mener son entreprise à l’international est un véritable challenge. Comment bien s’entourer et mettre toutes les chances de son côté pour réussir ? Cet article vous guide et vous dit tout !

Tout dirigeant a à cœur la pérennité de son entreprise. Une fois cet objectif atteint, quel est l’étape supérieure ? Le développement à l’international d’une entreprise a un réel impact sur sa notoriété et sa compétitivité. Cependant, cela peut s’avérer être un véritable challenge.

Cibler un pays grâce à l’étude de marché

Votre entreprise a des atouts, c’est indéniable. Vous souhaitez donc apporter votre savoir-faire tout en investissant de nouveaux marchés. Néanmoins, il est primordial de se poser les bonnes questions, et ce, dès le début : mon produit répond-il à un besoin, une tendance ? La concurrence est-elle forte ?
Renseignez-vous également sur la situation politico-économique, les coutumes ainsi que les réglementations locales. La question des droits de douane est tout aussi importante : il faut faire un distinguo entre les exportations (les marchandises à destination des pays tiers à l’Union européenne ou des départements d’outre-mer) et les « échanges intracommunautaires » (les marchandises expédiées dans un autre Etat membre de l’Union européenne), ces derniers étant non soumis aux formalités d’exportation.

Par ailleurs, sachez que les taux de droits de douane applicables varient selon les pays. Il est donc conseillé de vous rapprocher du Service économique de l’ambassade de France du pays concerné ou de l’organisme public national, en charge de l’internationalisation de l’économie française, Business France.

Rendez-vous directement sur le terrain

Pourquoi ne pas se rendre en personne en reconnaissance dans le pays en question ? Ainsi, vous serez sur le terrain et à même d’évaluer la situation.

Véritables leviers et outils de communication, les salons professionnels au niveau national comme international, regroupent tous les acteurs et clients potentiels d’un même secteur. Idéal donc pour créer des contacts ou évaluer la concurrence. Encore faut-il cibler ; le Dico du commerce international est un site répertoriant toutes les foires et salons internationaux.

Valoriser l’humain et l’échange au sein du processus

Afin d’attirer l’attention sur votre offre, celle-ci doit être adaptée au niveau national, au marché et à la population. En interne, le modèle de management est tout aussi important ; une équipe ayant un attrait pour le commerce international, réactive, avec un esprit d’équipe, voire multilingue est un plus. Cela passe également par des échanges avec des personnes ayant connu votre situation, devenus en quelques sortes experts en la matière. Ces personnes se regroupent généralement en tant que communautés locales d’entrepreneurs français installés à l’étranger (comme par exemple les French Tech Hubs). Leur objectif : faciliter le développement des entreprises françaises à l’étranger. De par leur expérience, elles sauront donc vous épauler et vous fournir tous les conseils nécessaires à la réussite de votre projet.

Inscrire ses démarches sur le long terme

Une alternative consiste à faire appel au V.I.E (Volontariat International en Entreprise). Selon sa situation, l’entreprise pourra tirer profit du V.I.E de différentes façons. Ainsi, si elle n’est pas présente à l’international, la démarche pourra être utile pour avoir une première présence localement. Pendant quelques mois, une personne désignée pourra alors amorcer et/ou renforcer la prospection commerciale, en réalisant des visites sur le terrain.

Si l’entreprise a déjà un pied à l’international, le V.I.E contribuera à renforcer les équipes locales, en les accompagnant dans leurs démarches de développement.

Anticiper les écueils et prévoir l’avenir

Tout comme il faut préparer son entrée à l’international, il faut également savoir anticiper les risques. Par exemple, on conseillera à une start-up ou une entreprise avec peu d’expérience à l’international, de cibler dans un premier temps un pays limitrophe. Ce qui a pour avantage de réduire les risques grâce à la proximité culturelle et réglementaire dans le cas de l’Union Européenne. Cette expérience constituera alors une passerelle pour accéder à des marchés plus conséquents, donc plus concurrentiels.

De nombreux experts sont à votre écoute

La BPI (Banque publique d’investissement) est un organisme français de financement. Associée aux politiques publiques de l’État, son objectif est de soutenir et participer au développement des PME entre autres.

La Team France Export est un nouveau dispositif d’information unique recueillant les démarches des entreprises à l’international. La force de ce dispositif public est de travailler dans un réseau d’alliances avec d’autres partenaires, acteurs publics ou privés dont l’objectif commun est d’agir pour l’internationalisation des PME.

Enfin, il faut savoir que dans le cadre d’un projet entrepreneurial, certains pays imposent des partenaires locaux ; une aubaine, car ces derniers seront les intermédiaires entre vous et les administrations locales ou instances publiques.

Les organismes spécialisés, de précieux alliés

De nombreux dispositifs sont mis à disposition des entreprises pour aller à la conquête de l’étranger et vous accompagner tout au long de votre projet : institutions, délégations (ambassades ou consulats français à l’étranger), organisations privées comme les banques, mais également :

  • l’organisme public Business France qui accompagne, les chefs d’entreprise français souhaitant se développer à l’étranger et qui a la gestion administrative des V.I.E.
  • Les conseils régionaux qui proposent au niveau territorial, diverses aides visant à favoriser le développement économique et l’internationalisation des PME, comme le financement pour un déploiement sur des marchés cibles ou une possibilité de financer l’embauche d’un V.I.E.
  • Le Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France (CNCCEF) est un réseau composé de 4 000 chefs d’entreprise et experts de l’international. Forts de leur expérience, ils conseillent et accompagnent gratuitement les PME dans leur développement à l’international.
  •  Le réseau des chambres de commerce et d’industrie françaises à l’international, CCI France International accompagne dans leur développement les entreprises françaises à l’étranger, en les mettant en relation avec les réseaux d’affaires locaux.
  • Les sociétés d’accompagnement à l’international (SAI) sont des consultants privés aidant les entreprises dans le développement de leur activité. Via un interlocuteur unique, elles mènent en amont, des études sur les marchés cibles, recherchent dans leurs contacts des partenaires ou clients potentiels, pour votre compte. En aval, elles peuvent prendre en charge en interne comme en externe, le côté logistique, financier ou encore juridique de votre projet. Cela peut être également, la négociation avec un partenaire. Les SAI sont généralement spécialisées selon la zone géographique et le secteur d’activité.
  • La « French Tech » qui rassemble l’écosystème des start-ups françaises dans l’hexagone, mais aussi à l’étranger (entrepreneurs, investisseurs, instituts de recherche, ingénieurs, etc).

Soutenue par l’État et la Mission French Tech (travaillant en étroite collaboration avec le Ministère de l’Économie et des Finances), cette initiative a pour but de faire rayonner les start-ups françaises au niveau national et international.

Pour une entreprise, s’implanter à l’international peut-être, en fonction de ses objectifs, une étape essentielle qui assure sa croissance et donc sa pérennité. Cette démarche n’est pas insurmontable, loin de là. La clé réside dans la préparation en amont et une organisation rigoureuse tout au long de ses démarches.

Découvrez aussi comment Penbase est parti à la conquête du marché au USA.