Après trois années passées au siège de l’Imed, et un V.I.E à temps partagé en Allemagne, il est temps pour Alix Nouaille Degorce, notre Responsable Recrutement et Formation de se diriger vers de nouveaux horizons et nouveaux défis.  

Merci Alix d’avoir contribué au développement de l’Imed et pour ces trois années en ta compagnie durant lesquelles nous avons vraiment pris du plaisir à travailler avec toi. Bonne continuation et plein de succès ! 

Nous avons accueilli la semaine dernière Pierre Lapadjian, votre nouvel interlocuteur pour le recrutement et la formation.

Bienvenue Pierre ! 

 

Découvrez aussi l’article d’Alix : https://www.imed-vie.com/actualites-imed/interview-responsable%e2%80%afde-la%e2%80%afformation-et%e2%80%afdu%e2%80%afrecrutement-a-limed/ 

 

Bonjour Chahid,

 

Chahid Chouf

Quel est votre parcours ?

Après avoir été diplômé d’un BTS Commerce International et de l’ESCI (Ecole Supérieur de Commerce International) en 2008, j’ai réalisé un V.I.E à temps partagé de deux ans avec l’Imed, au Maroc de 2009 à 2011.

A la suite de mon V.I.E, j’ai prolongé un de mes contrats afin de créer la filiale Marocaine de distribution de conteneurs pour le stockage de déchets ménagers et industriels (conteneurs importés d’Europe).

D’ailleurs je suis fier d’avoir été le premier en Afrique du Nord à avoir installé des conteneurs enterrés pour déchets ménagers pour un projet de logements haut standing de 350Ha.

Depuis Octobre 2019, je suis aujourd’hui responsable de zone export Afrique Moyen Orient pour la société CONTI (fabricant de machine à café Espresso pour professionnels sur Monaco)

 

Pourquoi avez-vous voulu faire un V.I.E ?

L’international m’a toujours intéressé : mes diplômes et mes expériences durant mes études le montrent. Ensuite, je savais que le meilleur tremplin pour mon parcours professionnel à l’international était le V.I.E. Enfin, l’idée de participer au développement commercial export de PME et de les représenter à l’international me motivait au plus haut point.

 

Dans quel pays êtes-vous parti, quand et pourquoi ?

J’ai réalisé mon VIE au Maroc de 2009 à 2011.

Je savais que le Maroc se positionnait de plus en plus comme un pays émergeant tel un hub pour l’Afrique et une tête de pont entre l’Europe et toute l’Afrique. Beaucoup de sociétés s’y installaient pour rayonner sur toute l’Afrique. Forcément une dynamique s’y créait (et continue toujours d’ailleurs) : par conséquent des opportunités se présenteraient à moi.

Enfin, étant d’origine marocaine, je voulais vivre une expérience pleine au Maroc (et non comme un touriste comme tous les étés depuis toujours) et vivre donc au milieu du peuple marocain afin de connaitre d’avantage mon pays d’origine.

 

Quelles ont été vos missions ?

Mes missions étaient simples : recherche de distributeurs, étude de marché et développement du chiffre d’affaires localement.

A l’époque, l’Imed était bien moins structurée que maintenant. Nous ne devions pas travailler pour trois entreprises maximums comme c’est le cas aujourd’hui. Sur deux années là-bas, j’ai travaillé pour sept entreprises.

Il faut savoir que j’ai commencé mon V.I.E juste après la crise de 2009, alors économiquement c’était très compliqué pour les entreprises de recruter un V.I.E. J’ai dû donc convaincre ardemment les PME française de l’opportunité de s’intéresser au Maroc afin d’y développer un courant d’affaire.

J’ai réussi donc par convaincre deux sociétés dont les missions représentaient 50% de mon temps. J’ai donc commencé ces missions en Juin 2009.

Je remercie l’Imed (principalement Solange et M. Des POMMARE) qui m’a beaucoup aidé dans ma démarche de prospection, mais également pour leurs encouragements. Ils m’ont permis de m’accrocher malgré les difficultés. Au fur et à mesure du temps et grâce à eux, j’ai trouvé d’autres sociétés et j’étais à 100% la deuxième année de mon V.I.E.

 

Avez-vous des conseils à donner pour les futurs VIE ?

Le VIE est une superbe opportunité pour celles et ceux ayant pour objectif d’orienter leur carrière à l’international. C’est une opportunité pour avoir des responsabilités très rapidement à un jeune âge mais aussi pour faire de très belles rencontres personnelles.

Quand je suis parti pour mon V.I.E en 2009, je n’aurais jamais pensé rester au Maroc sept ans après, soit jusqu’en 2016.

 

Découvrez aussi le témoignage de Tristan : https://www.imed-vie.com/actualites-imed/tristan-couberes-25-ans-v-i-e-a-temps-partage-a-cologne-allemagne/

Découvrez aussi le témoignage de Vincent :  https://www.imed-vie.com/actualites-imed/vincent-poulain-v-i-e-a-temps-partage-a-ho-chi-minh-city-vietnam

Implanté à Marseille, classM est un cabinet d’étude et de conseil opérationnel. Un de ses principaux métiers est l’accompagnement des entreprises dans la mise en place de projets RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).  classM possède aussi des filiales de commerce de fruits et légumes au Gabon et au Cameroun.

Il y a 15 jours, François-Xavier d’Ornellas, Président de classM a signé un partenariat avec un entrepreneur en Ouganda, identifié grâce au travail de Myriam Madani, V.I.E à temps partagé de l’Imed en 2018-2019 pour le cabinet de conseil.

Nous l’avons interviewé : 

 

Comment êtes-vous passé du conseil aux fruits et légumes ?

Dans le cadre de nos projets RSE, nous avons monté au Gabon une centrale d’achat de fruits et légumes autour d’une mine, afin d’alimenter sa cantine. L’objectif à terme était de trouver des clients dans d’autres sociétés de restauration. Cette société s’est très bien développée. Lorsque le client a voulu arrêter son projet minier, il nous a demandé de la garder parce qu’il trouvait que nous la gérions très bien. Il voulait que les actions entreprises perdurent dans le temps.  Bien sûr, garder la société était très intéressant pour nous, puisque cela nous permettait de devenir opérateurs en Afrique. Nous pouvions ainsi expérimenter concrètement ce que vivent nos clients.

Depuis, la société s’est considérablement développée entre le Gabon et le Cameroun, avec 150 salariés et des collaborations avec plus de 500 paysans.

Comment vous êtes-vous implantés en Ouganda ?

Un jour, Loïc Bonnardel, Délégué Général de l’Imed m’a appelé en me disant qu’une V.I.E à temps partagé (Myriam) avait un tiers temps à occuper en Ouganda. Pour nous, ce coup de fil était une réelle opportunité : je connaissais la qualité du travail de l’Imed, nous pouvions bénéficier d’un soutien financier de la Région Sud Provence Alpes Côtes d’Azur pour ce projet, et la formule du V.I.E est un très bon système.

Après un processus de recrutement, Myriam est arrivée sur le terrain en Afrique. Sa mission était de réaliser une étude qualitative sur le marché en Ouganda, afin de mieux cerner l’écosystème des fruits et légumes, et de vérifier la pertinence d’y installer une nouvelle filiale pour notre société.

Myriam a réalisé son étude de marché, en appliquant la méthodologie apprise à l’Imed : identifier et rencontrer les différents acteurs de la chaine. Connaitre qui fait quoi et comment ? Quels sont les prix pratiqués ? Etc.

La conclusion de l’étude fut qu’il y avait un réel potentiel pour classM de s’implanter en Ouganda.

 

Comment avez-vous trouvé cet entrepreneur Ougandais, avec qui vous êtes désormais associé ?

Au cours de ses recherches, Myriam a remarqué qu’un entrepreneur se démarquait des autres. Bobby Jjuuko, créateur de l’entreprise Pure Grow Africa, distributeur en fruits et légumes. Il avait une vision et une manière de faire les choses très intéressantes. Il avait déjà travaillé en Europe, et essayait de créer sa société au standard international. Myriam lui a alors proposé que nous le rencontrions.

Un de nos collaborateurs a rencontré Bobby pour échanger et travailler avec lui pendant environ un mois. Je l’ai ensuite rencontré sur place en Ouganda, puis nous l’avons fait venir au Gabon afin qu’il découvre nos opérations. Enfin, nous lui avons demandé de venir en France afin qu’il rencontre nos équipes.

 

Comment et quand s’est déroulé la signature du partenariat entre classM et Pure Grow Africa ?  

Bobby dirigeait seul dans son entreprise. Il devait tout faire ou presque et avait du mal à trouver des partenaires ou à lever de l’argent pour pouvoir se développer correctement.

Je lui ai alors proposé de s’associer à nous, afin de nous apporter mutuellement des compétences pour développer nos activités. Pragmatique et entrepreneur, il a immédiatement répondu favorablement à ma demande.

Le processus de la signature du contrat a été nettement ralenti par la crise du Covid, mais, il y a 15 jours, nous avons enfin pu signer notre partenariat.

Désormais, nous sommes associés à Pure Grow Africa, et possédons une part minoritaire de l’entreprise. La partie majoritaire sera acquise d’ici deux ans.

Les fruits du travail de notre V.I.E à temps partagé Myriam, ont donc permis à classM de s’installer officiellement en Ouganda, via l’entrée au capital de Pure Grow Africa mais aussi en ouvrant une filiale que Fabrice Bordes, salarié de classM, gère sur place depuis début Novembre dernier.

 

Bonjour Alix, 

 

  • Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?  

Je m’appelle Alix, j’ai 30 ans, je suis une ancienne V.I.E de l’Imed car  j’ai fait mon V.I.E en Allemagne de 2018 à 2019, où j’ai travaillé en tout pour cinq entreprises différentes.  

Avant mon V.I.E j’avais fait un Erasmus de 6 mois en Allemagne, et un échange d’un an en Nouvelle-Zélande.  

Aujourd’hui, je suis responsable du recrutement et de la formation à l’Imed. 

 

  • Pouvez-vous nous retracer votre parcours étudiant ?  

J’ai ce qu’on appelle un parcours «  atypique  », car j’ai fait pleins de choses différentes qui m’ont doucement menées au V.I.E.  

J’ai étudié l’Histoire de l’Art, pendant 3 ans, dont une année en Erasmus à Berlin. En rentrant je me suis inscrite en école de commerce pour réaliser un MBA en « International Marketing and Brand Management » 

Après un post de cheffe de projets dans une agence de Street Marketing, je souhaitai mettre en application ma formation sur un poste à l’international, et c’est à ce moment là où j’ai rejoint l’Imed en tant que V.I.E à temps partagé en Allemagne. 

 

  • Comment êtes-vous devenue responsable formation et recrutement, et depuis quand ? 

Nous avons pour habitude chaque année de faire un séminaire où tous les VIE, ceux qui vont partir comme ceux qui sont en cours de mission, se rejoignent pour discuter de l’avenir de l’Imed et travailler sur les projets de l’association. En 2018 nous avions évoqué l’intérêt d’avoir un réseau d’ancien VIE mais également d’entreprises cherchant à recruter de tels profils.  

En mai 2019, Loïc Bonnardel est venu me voir pour m’annoncer que cette idée avait muri et que l’Imed envisageait de monter un service à part consacré au recrutement de profils import-export. 

Il m’a alors proposé de m’occuper du recrutementde la formation des jeunes talents, ainsi que du montage de cette structure, que j’ai nommé Imed Talents. 

 

  • Dans votre quotidien, quelles sont vos missions principales ?   

Mes missions varient selon les périodes.  

Si je suis en période de recrutement, je vais préparer les entretiens, faire le tri des CV, rechercher des talents, contacter les personnes pour un premier échange, et fixer les entretiens.  

Je fais ensuite passer plusieurs entretiensen général en compagnie d’un collègue afin de croiser nos avis.  

D’autres jours, je m’occupe de la partie administrative : organisation des visites médicales, réception des RIB, rédaction des contrats… etc. 

En parallèle, je gère aussi les programmes de formation, ce qui demande beaucoup d’organisation, afin de trouver de nouveaux intervenants et de créer les plannings des futurs V.I.E.  

Mes journées ne sont jamais similaires, je n’ai pas de « journée type ». Mon travail varie selon les périodes et les projets.  

  • Avez-vous des conseils éventuels à donner à un jeune talent qui aimerait faire un V.I.E avec l’Imed ?  

Le V.I.E à l’Imed est à partLes missions sont exigeanteset variées ce qui en fait tout l’intérêt.  

Pour cela, nous avons besoin de gens solides, qui savent où ils veulent aller : 

  • Premièrement, ils doivent bien connaître leur zone : il faut à minima avoir étudié ou travaillé plus de six mois dans la zone, et connaître la langue du pays.  
  • Deuxièmement, il faut avoir un réel attrait pour  le commerce international et la prospection, et être capable de travailler pour plusieurs projets en même temps.  

Pourquoi avez-vous voulu faire un V.I.E ?

Après un master à HEC, j’avais envie d’une expérience commerciale terrain. L’Imed proposait une offre de V.I.E à temps partagé en Turquie, c’est alors que tout a commencé.

J’ai réalisé mon contrat de V.I.E de 2008 à 2010, puis je me suis fait recruter par un de mes clients – un grand classique à l’Imed – Arkadin, PME française du secteur des télécommunications, cette fois-ci à temps plein pour monter une filiale en Turquie.

J’y suis resté 10 ans. Actuellement, je suis toujours dans cette entreprise, mais je travaille dans un autre secteur.

 

Qu’est-ce que l’Imed vous a proposé ?

À l’époque, l’Imed était bien plus petit qu’aujourd’hui. Beaucoup de postes de V.I.E étaient disponibles sur le pourtour méditerranéen et au Moyen-Orient. Une offre vacante était proposée pour la Turquie, à laquelle j’ai postulé immédiatement.

Après avoir passé les entretiens de recrutement, je suis resté six mois à Marseille pour prospecter auprès des entreprises et créer mon propre portefeuille clients. En 2008, j’ai décollé pour Istanbul.

 

Quels ont été vos missions ?

La Turquie étant un très gros marché dynamique avec plus de 90 millions d’habitants, j’avais des missions de découvertes, car toutes ne savaient pas si leurs projets allaient fonctionner dans ce pays. Sur les 24 mois de V.I.E, j’ai travaillé pour six entreprises, toutes de secteurs très variés :

La première entreprise pour laquelle j’ai travaillé était une entreprise de la région SUD Provence Alpes Côte d’Azur, qui crée des accessoires bureautiques.

La deuxième travaillait dans les engrais. Ma mission était de trouver un distributeur en Turquie.

La troisième était une société d’Aix-en-Provence, fabricant de bouées intelligentes. Ma mission était de trouver un agent qui puisse représenter l’entreprise lors des appels d’offre.

J’ai aussi travaillé pour une société Alsacienne, fournisseur de carton recyclé pour les chaînes logistiques. Mon but était de trouver des clients directs.

Enfin, j’ai travaillé pour Arkadin, l’entreprise ou je suis encore actuellement. À l’époque, elle cherchait à se développer sur toute la zone Europe de l’est et Moyen Orient.

 

Pourquoi avoir choisi Istanbul ?

Ma stratégie de V.I.E était aussi de consolider ma maitrise du Turc. Je souhaitais maitriser une langue connue, utile et puissante.

L’apprentissage du turc m’a été très utile pour poursuivre ma carrière chez Arkadin, et me sera encore utile si un jour par exemple, je souhaite travailler avec l’Allemagne. En effet, il y a une forte communauté d’expatriés turcs en Allemagne qui peuvent être séduits par une approche linguistique adaptée.

 

Comment s’est passé votre intégration en Turquie ?

À l’époque, nous étions dans les bureaux de la Mission Économique, désormais appelée Business France. C’était un grand avantage car j’étais dans un système français et diplomatique, ce qui me permettait d’avoir des collègues rapidement et un accès facile auprès de gens connaissant bien le marché et pouvant m’aiguiller dans mes différents secteurs. Grâce à eux, mon intégration s’est très bien passée.

 

Un conseil pour les V.I.E en post ou les futurs V.I.E ?

L’expérience que propose l’Imed permet de se confronter au terrain, sur des secteurs d’activité variés. C’est une expérience très riche dont il faut prendre l’opportunité.

Le statut de V.I.E permet d’avoir des responsabilités, d’être créatif et de développer de grands projets. C’est la valeur du V.I.E et en particulier du V.I.E à temps partagé proposé par l’Imed.

Toutes les personnes intéressées par le monde des PME, de l’entreprenariat et du développement commercial à l’international devraient faire cette expérience.

 

Arnaud Cielle nous raconte son parcours et son implication à l’Imed.

Quel est votre parcours personnel ?

J’ai un parcours assez simple, marqué par trois temps : mon tout premier job a été d’être commercial sur le terrain, pendant deux ans. J’ai ensuite été chef de produit et chef marketing dans une grande entreprise, ce qu’on appellerait aujourd’hui une ETI, pendant huit ans. Enfin, le troisième temps de ma vie de salarié, est d’avoir été directeur général d’une PME. Ces trois jobs m’ont occupé pendant 15 ans. Désormais, je travaille pour ma propre entreprise, CA+.

Au terme de ce premier grand cycle salarial, Arnaud Cielle décide de créer sa propre entreprise en 2003, CA+, spécialisée dans le conseil et l’accompagnement en marketing et développement commercial pour des patrons et entrepreneurs, afin de les aider à développer leurs entreprises et chiffres d’affaires. Depuis 17 ans, il a accompagné plus de 300 entrepreneurs dans leur développement commercial.

 

Depuis quand et pourquoi travaillez-vous à l’Imed ?

Je travaille avec l’Imed depuis 2017.

Dès mon arrivée, Loïc et moi avons travaillé sur le positionnement marketing et la proposition de valeur de l’Imed, qui se sont concrètement traduits par la création du site web, en fin d’année 2017. Notre objectif était de rendre l’association plus efficace dans son développement commercial.

Petit à petit, la logique s’est faite : pour transmettre le savoir faire commercial, il fallait travailler sur la prospection : j’ai alors créé des formations très opérationnelles pour accompagner les V.I.E dans leurs démarches de prospection.

Mon nouveau rôle dans l’association est d’accompagner les V.I.E de leur premier appel à la signature du contrat avec une entreprise. Le but est de les aider à être le plus rapidement efficaces dans leurs démarches de prospection commerciale. Il permet d’aider les V.I.E dans leurs démarches à courts termes, mais aussi les aider dans leurs premières missions à accomplir sur le terrain, et dans leurs vies futures.

 

Quels conseils avez-vous à donner aux V.I.E en poste et aux futurs V.I.E ?

Il y en a plein, mais spontanément, je leur répondrai de se faire confiance et d’avoir confiance dans leurs propres talents.

Depuis 4 ans, je suis impressionné et enthousiasmé par le fait de rencontrer des jeunes gens brillants, extrêmement motivés et enthousiastes.

Leurs démarches sont de bonnes nouvelles pour les entreprises qu’ils contactent. Elles sont aussi bénéfiques pour le V.I.E que pour l’entreprise, alors ils doivent se faire confiance.

 

Un mot pour conclure ce témoignage ?

J’aime travailler avec l’Imed car je me reconnais dans son ADN entrepreneurial très vivant, dans la qualité des salariés permanents et dans cette structure créée par des patrons de PME, pour des PME. Ce sont les ingrédients de notre durée de collaboration, emprunte de respect et de confiance mutuelle, depuis 3 ans.

Fondée sur plus de 30 ans d’expertise, la formation de l’Imed a pour objectif de renforcer les compétences des futurs V.I.E dans le domaine des techniques du commerce international, de la vente, de la négociation ou encore de l’implantation des PME à l’étranger.

Lorsque le président Jacques Chirac a annoncé en 1996 la suppression en l’an 2000 du service militaire, donc de ses divers substituts tels que les V.S.N.A et  V.S.N.E (devenus les C.S.N.E. en janvier 1993), les CCE du monde entier ont insisté auprès des autorités pour que le système des C.S.N.E. soit remplacé et amélioré. Ils ont ensuite apporté leur contribution à la rédaction du projet de Loi. Elle fut promulguée le 14 mars 2000.

Pour enrichir ces formations, l’Imed s’appuie sur de nombreux intervenants extérieurs tels que des Conseillers du Commerce Extérieur ou des professionnels experts dans leurs domaines.

Après une longue carrière : ingénieur de formation, enseignant dans le supérieur, V.S.N.A. en Algérie, direction de gros travaux de génie civil, dirigeant d’ETI françaises dans le BTP à l’international, plus de 20 ans à l’étranger dont 19 ans en Asie où il a été nommé Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Monsieur Bonnay offre désormais une formation complémentaire aux techniques de commerce international à l’Imed.

Son attachement au système des V.I.E. est très ancien. Il a employé en 1984 le premier V.S.N.E. en Corée. Son intérêt pour les PME et les ETI ainsi que son lien personnel avec le Délégué Général de l’Imed l’ont amené en 2018 à s’investir dans la formation des V.I.E. pour l’Imed. « Nous nous connaissons et nous apprécions depuis 2007 alors que Loïc était, dit-il, un brillant chargé de mission stagiaire dans une association pour l’aide aux primo-exportateurs en PACA ».

A l’Imed, il enseigne ce qu’il appelle « le noyau dur » des techniques du commerce international : choisir les bons Incoterms, gérer les transports, les douanes, ainsi que payer et se faire payer à l’international. Il affirme que la matière est une « partie délicate et ingrate, mais essentielle car les enseignements de commerce international en études supérieures sont souvent assez limités, comme le prouvent nos entretiens et tests préalables ».

Lorsque l’on demande à François Bonnay quels conseils il donnerait aux futurs V.I.E et aux V.I.E en poste, il répond : « Des conseils, j’en donne plein à nos V.I.E en présentiel, et ils, ou elles, semblent les apprécier ! Il leur faut cultiver l’esprit d’initiative et la débrouillardise, être ou devenir des champions de la chasse aux trésors, très réfléchis, accrocheurs et fonceurs. Dans le pays d’accueil, ils devront s’intégrer tout en apportant notre touche culturelle et celle des entreprises qu’ils représentent. Enfin, je les invite à maintenir un très bon équilibre de vie, ce qui est essentiel dans un milieu étranger, parfois adverse, où l’on n’est pas toujours attendu ».

Bonjour, je m’appelle Tristan Coubères et j’ai 25 ans.

 

Quel est ton parcours ?

Après un bac scientifique et une double licence Eco-LEA (économie/langues étrangères appliquées -anglais/allemand), j’ai réalisé un master en Commerce International à Lyon et à Taïwan.

Après mon master, j’ai travaillé un an à Cologne en tant que responsable commercial France chez un distributeur chinois, ayant une filiale en Allemagne.

 

Pourquoi as-tu voulu faire un V.I.E ?

Je connaissais l’export de l’Allemagne vers la France, mais ce qui m’intéressait était de faire de l’export de la France vers l’Allemagne.

J’ai choisi de faire un V.I.E à l’Imed, car il permet de travailler pour trois entreprises françaises en même temps, ce qui me faisait accéder à plusieurs secteurs d’activité en même temps.

Aussi, le V.I.E est une opportunité de carrière intéressante car il permet d’avoir des responsabilités et d’être autonome dans le développement d’une entreprise. Il permet de passer du statut de junior à cadre. Cela demande d’être responsable et d’aimer les défis.

Enfin, le V.I.E n’est pas limité à un pays. Je savais qu’en partant faire une mission à Cologne, j’aurais l’occasion de développer les marchés voisins, tels que les marchés néerlandais, autrichiens, belges et nordiques.

 

Dans quel pays es-tu, depuis quand et pourquoi ?

Je suis à Cologne en Allemagne depuis septembre 2020. J’y ai déjà vécu de janvier 2019 à janvier 2020, juste avant de partir y faire mon V.I.E à temps partagé.

J’ai choisi de faire mon V.I.E en Allemagne car je connais la langue et la culture allemande, et plus spécifiquement à Cologne car c’est une ville riche, dynamique et remplie d’opportunités. Au vu de mon parcours scolaire et professionnel, c’était la suite logique d’y retourner.

 

Quelles sont tes missions ?

La première entreprise avec qui je travaille est une start-up du secteur de l’hydrogène. Mon but est d’étudier le marché allemand, de trouver des partenaires et lancer le « business development ». L’Allemagne investit beaucoup dans l’hydrogène (plan d’investissement de 9 milliards €), c’est un secteur rempli d’opportunités à saisir.

Ma deuxième mission est pour une start-up de traceurs GPS pour vélos. J’y analyse le marché et fais du développement commercial. Je dois ainsi trouver un distributeur et trouver des fabricants de vélos afin de leur vendre notre produit.

Enfin, ma troisième mission est dans une grande entreprise familiale. Mon but est de trouver des chaines de traiteurs restaurants dans le domaine de la vente à emporter afin de leur vendre des solutions d’operculage plus éco responsables.

Ces trois missions sont très différentes mais toutes ont un point commun : l’environnement et le développement commercial. C’est un sujet qui me tient à cœur, dans lequel je voulais travailler.

 

Comment s’est passé l’intégration dans le pays ?

Pour ma part, ce n’est pas une intégration mais une réintégration. Ayant déjà vécu à Cologne une année, j’ai retrouvé mes repères et mes amis.

Au début, j’ai participé à beaucoup de « Stammtisch » ; ce sont des évènements qui permettent de rencontrer des gens et de parler français et allemand. Très rapidement, j’ai fait la rencontre de mon voisin, également V.I.E, et petit à petit je me suis intégré dans la vie locale.

Bien sûr, le premier mois est plus compliqué car il faut faire ses marques, trouver un appartement, faire des rencontres… mais c’est propre à tous les pays !

L’avantage de Cologne, c’est que c’est une ville multiculturelle. Il y a beaucoup d’étrangers et de Français alors forcément l’intégration y est plus facile. Les gens sont très ouverts, la ville est dynamique, et des évènements sont souvent organisés, facilement trouvables sur les réseaux sociaux.

 

As-tu des conseils à donner pour le futurs V.I.E ?

  • Persévérez ! La période de prospection peut être longue mais elle est challengeant : c’est une véritable école d’apprentissage en accélérée. Il faut s’accrocher et continuer à travailler, le résultat en vaut la « chandelle ».
  • Prospectez les entreprises qui vous plaisent. Il faut appeler des entreprises qui ont un réel intérêt pour vous, et dont le marché est porteur : vous y serez bien plus convaincants, efficaces et motivés.

Pour ma part, je suis très intéressé par les sujets de l’environnement, et je savais qu’il y avait beaucoup d’opportunités comme dans le domaine de l’hydrogène par exemple, alors j’ai appelé toutes les entreprises touchant à ce secteur et je travaille aujourd’hui pour l’une d’entre elle.

 

Une anecdote à raconter ?

Quand je suis parti de Cologne pour rejoindre les bureaux de l’Imed à Marseille, il y avait un bâtiment en pleine construction dans le centre-ville. On pouvait apercevoir seulement un trou de 5 mètres, et seules les fondations existaient.

En revenant 7 mois plus tard, le bâtiment faisait 10 mètres de haut et sa construction était finie.

Même si l’Allemagne a connu la crise, c’est un pays où il y a toujours des projets, les choses bougent et évoluent à grande vitesse.

Bonjour, je m’appelle Vincent Poulain, et je suis actuellement V.I.E à temps partagé au Vietnam.

 

Quel est ton parcours ?

Après un double diplôme de master français et américain, j’ai travaillé en Angleterre dans l’industrie lourde ferroviaire.

Après cette expérience, je voulais découvrir le monde des startups, alors j’ai travaillé en Thaïlande, puis je suis revenu en France, et j’ai travaillé avec un transitaire international basé à Bangkok, ce qui m’a permis de toucher à plusieurs choses autour du commerce international.

Pourquoi as-tu voulu faire un V.I.E ?

J’ai beaucoup aimé la Thaïlande lors de mon expérience en startup, alors j’ai postulé à quelques offres V.I.E dans les zones Asie que proposait l’Imed pour faire un V.I.E à temps partagé, et j’ai été pris pour un contrat au Vietnam.

J’ai choisi de faire un V.I.E à l’Imed car c’est un format avantageux. C’est le seul contrat de travail qui permet d’avoir un poste à responsabilités à l’étranger en tant que jeune diplômé. Sans l’outil V.I.E, ces postes seraient remplacés par des expatriations de cadres commerciaux ce qui coûte relativement cher.

Dans quel pays es-tu, depuis quand et pourquoi ?

Je suis à Hô Chi Minh City, anciennement appelé Saigon, dans le sud du Vietnam depuis 7 mois.

Je vais rester 2 ans sur place. Mes entreprises m’ont déjà dit que mes contrats allaient être reconduits en Mars 2021.

Quelles sont tes missions ?

Les deux entreprises avec lesquelles je travaille existent depuis 55 et 70 ans et travaillent depuis un moment à l’export, mais sont nouvelles sur le marché vietnamien. L’Imed leur permet donc de relever le défi d’ouvrir ce nouveau marché.

Mes missions sont très vastes : enregistrer les noms des entreprises pour protéger notre propriété intellectuelle, étudier le marché en détail, les concurrents, la taxation, les taxes douanières, définir une stratégie, un positionnement…

Désormais, je suis à la phase deux de mon plan d’action, c’est-à-dire la sélection des importateurs/distributeurs et la rédaction des contrats de distribution.

En 7 mois, j’ai déjà pu lancer un contrat d’importation et initier un flux d’affaire avec le Vietnam.

Comment s’est passé l’intégration dans le pays ?

Je rencontre quelques difficultés d’adaptation à une culture si différente de la mienne : les vietnamiens sont un peuple fier, et étant étranger, je suscite au premier abord de la méfiance. Heureusement, j’avais déjà passé un an et demi en Thaïlande et commencer à me familiariser avec une culture présentant quelques similarités ; je savais à quoi m’attendre.

J’ai la chance que l’organisme qui me reçoit accueille aussi des V.I.E. J’ai pu faire connaissance avec plusieurs autres français et des personnes de mon entreprise.

L’avantage aussi, c’est que je vis dans le quartier des « expats » ce qui me permet de rencontrer beaucoup de gens. Par exemple, ce soir il y a un évènement organisé par Business France, rassemblant tous les V.I.E de la ville où je vais pouvoir rencontrer une cinquantaine de volontaires.

As-tu des conseils à donner pour les futurs V.I.E ?

  • Accrochez-vous ! La prospection n’est vraiment pas le moment le plus fun, mais il est nécessaire.
  • Travaillez pour vous : Gardez à l’esprit que l’Imed est un tremplin pour VOTRE carrière, vous travaillez pour vous avant toute chose, ayez vos objectifs en tête, ça vous aidera à rester motivés.
  • Soyez responsables : Une fois sur place, les entreprises ont une confiance entière dans les projets. Le degré de liberté et les responsabilités sont élevés, le but est de trouver des affaires. Il faut savoir travailler seul, organiser sa journée de manière autonome et créer des résultats. Le terrain, c’est l’aventure, mais l’aventure ça s’organise !

Une anecdote à nous raconter ?

Il m’est arrivé plusieurs fois d’arriver à un rendez-vous pro, et que je me retrouve en face d’une jeune fille pour qu’on me marie avec elle !

Nina, Prunelle, Victor, Harold et Kilian sont nos cinq nouveaux V.I.E à temps partagé arrivés le 14 septembre dernier au siège de l’Imed.

Originaires des quatre coins de la France, ils partiront début 2021 en fonction des évolutions de la situation sanitaire à travers le monde pour conquérir de nouveaux marchés pour plusieurs PME françaises.

Ils sont actuellement et pour les trois prochains mois en période de prospection et de formation, afin de constituer leur propre portefeuille clients qu’ils accompagneront ensuite sur des projets à fort enjeux.

Cette année, cinq destinations sont mises à l’honneur : Nina part pour Chicago aux États-Unis, Prunelle pour Casablanca au Maroc, Victor pour Abidjan en Côte d’Ivoire, Harold pour Kuala Lumpur en Malaisie, et Kilian pour Dubaï aux Emirats Arabes Unis !

Ils sont tous plein d’ambition, motivés, et prêts pour cette nouvelle aventure à l’international.

Un mois après leur arrivée, trois d’entre eux sont déjà en discussions sérieuses avec des dirigeants de PME françaises !

Nous leur souhaitons plein de succès dans la concrétisation de ce nouveau challenge !