Vous souhaitez mener votre entreprise à l’international et le marché américain est une cible pour vous ? Découvrez comment l’entreprise Penbase a réussi malgré des obstacles réels.

Penbase est une PME basée près de Montpellier qui édite des solutions mobiles sur tablettes pour les entreprises et les professionnels. Afin de porter ses solutions aux États-Unis, Penbase a fait appel à une recrue en VIE en temps partagé. Cette personne a su s’adapter aux besoins spécifiques de l’entreprise française, même en étant confrontée à une situation plus délicate que prévue.

Conquérir un nouveau marché

Il n’est pas rare pour une entreprise française de vouloir porter son activité à l’étranger pour assurer son développement. Dans cette logique, Penbase a souhaité étendre son activité aux États-Unis, pour différentes raisons. Tout d’abord, il y avait là un nouveau marché qui correspondait tout à fait aux exigences de l’entreprise en matière d’augmentation de son chiffre d’affaires. En outre, au sein de la métropole française, les activités de Penbase se confrontaient à une concurrence oppressante. De ce fait, se développer à l’étranger semblait être une solution pérenne afin de poursuivre la progression de l’entreprise dans de bonnes conditions.

Une présence nécessaire sur le territoire US

Dans cette optique d’extension de ses affaires à l’extérieur des frontières françaises, Penbase a rapidement songé à la manière de s’implanter aux États-Unis, afin de porter le projet sur ce marché spécifique. « Nous avions déjà effectué des missions ponctuelles aux USA explique Philippe Garnier, président de Penbase. Ces missions nous ont permis de comprendre qu’il y avait un potentiel et qu’il nous fallait quelqu’un sur place, aux États-Unis. »

En parallèle, l’entreprise a donc décidé de se renseigner sur la possibilité de faire appel à un VIE (Volontaire International en Entreprise). Penbase a d’abord pensé recruter une personne à plein temps, basée aux Etats-Unis. Cette solution, bien qu’intéressante, représentait néanmoins une charge administrative beaucoup trop lourde à porter pour l’entreprise.

Une solution adéquate et simple à gérer

Ainsi, le projet a continué de mûrir, pour finalement aboutir sur une solution plus appropriée aux besoins de Penbase. En l’occurrence, il s’agissait ici de faire appel à un VIE en temps partagé, par le biais de l’IMED. Cela correspondait parfaitement aux nécessités liées à la volonté de développement de l’entreprise aux États-Unis, tout en se révélant plus intéressant d’un point de vue économique que les autres solutions existantes. En outre, le VIE temps partagé était également le choix le plus simple sur le plan administratif, puisque toutes les démarches étaient prises en charge par l’IMED.

Une recrue pleine de ressources

« La mission ne s’est pas déroulée exactement comme prévue », nous explique Philippe Garnier. « Le premier candidat avec lequel nous devions collaborer s’est malheureusement désisté. Nous avons néanmoins choisi de continuer, et l’IMED a su trouver une solution de remplacement. Au final, nous avons travaillé avec une fantastique recrue, bilingue, qui convenait parfaitement avec ce que nous avions prévu. Et cela a très bien fonctionné. » Parti pour un an, ce volontaire a agi exactement comme un collaborateur de l’entreprise, tout en ayant un niveau d’anglais idéal pour que la mission se déroule dans d’excellentes conditions.

Cependant, un autre problème s’est présenté à Penbase durant cette période. « Nous nous sommes rapidement rendus compte que la mission prévue initialement ne fonctionnerait pas. La recrue s’en est aperçu en cours de route, et avec l’accord de l’IMED, s’est immédiatement adaptée à une nouvelle mission, davantage en adéquation avec notre projet sur place. » Grâce à la capacité d’adaptation du volontaire avec laquelle Penbase a travaillé, le contenu de la mission aux États-Unis a donc pu être réévalué, et celle-ci s’est poursuivie de manière optimale jusqu’à son terme.

Mercredi 26 Septembre 2018

Business France et l’Imed
signent une convention de partenariat afin de promouvoir le V.I.E temps partagé.

 

Pierre Gilot, Vice-Président de l’Imed et Michel Bauza, Directeur exécutif du V.I.E. de Business France ont signé ce jour la convention de partenariat.

Cette signature a eu lieu  sous le patronage de Caroline Pozmentier, Vice-Présidente de la Région Sud déléguée aux Relations Internationales. Les partenaires se sont réunis à l’occasion des Journées de l’International organisées par CCI International PACA.

Cet accord vise à développer le Volontariat International en Entreprise temps et coûts partagés pour les PME françaises. En Région Sud Provence Alpes Côte d’Azur, il permettra également de renforcer le programme en lien avec Team France Sud Export.

Témoignage Business France:

« L’ambition commune des entreprises et des jeunes talents dans le programme V.I.E s’appuie sur des principes de simplicité, de performance, et de professionnalisme. Pour Business France et ses partenaires, dont l’Imed fait partie, c’est un levier de croissance et de réussite collective. Il participe pleinement au rayonnement de la France dans le monde ». Michel Bauza, Directeur exécutif du V.I.E. de Business France.

Témoignage Imed:

« En 30 ans, l’Imed a participé au développement de plus de 650 PME françaises. Nous avons également formés puis permis l’embauche de plus d’une centaine de V.I.E. temps partagé. Nous avons élaboré une méthode unique qui a fait ses preuves. Ce travail est possible grâce à l’implication et au soutien constant de nos partenaires et notamment Business France. Notre objectif commun est de développer toujours davantage le nombre de V.I.E. dédiés aux PME françaises ». Gabriel Rebourcet, Président de l’Imed.

 

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Cancún, les Mariachis, les civilisations préhispaniques, les sombreros… Le Mexique est généralement synonyme de voyage et les premières images qui nous viennent à l’esprit sont souvent des paysages paradisiaques où l’on se verrait bien, un cocktail à la main, au bord d’une plage de sable blanc. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le pays vient de passer au 6ème rang des pays les plus visités au monde – le tourisme étant la 4ème source de revenus du pays.

Mais en tant qu’entrepreneur assidu, vous recherchez certainement plus que les plus belles plages du monde pour définir votre prochaine cible de développement à l’international ! Voyons donc quels arguments le Mexique peut-il faire valoir pour attirer les investisseurs…

Pour commencer, le pays jouit d’une position géographique privilégiée. Interface entre les océans Atlantique et Pacifique, trait d’union entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, le Mexique se positionne naturellement comme un carrefour entre l’Europe, l’Amérique et l’Asie. Cet atout considérable est d’ailleurs très bien exploité…

Un pays “Business friendly », ouvert sur le monde

Signataire de 12 accords de libre-échange avec 46 pays, le pays s’impose comme un acteur clé dans le jeu de la mondialisation. L’accord de libre-échange avec l’Union Européenne, en cours de modernisation, permet ainsi l’exonération des taxes douanières sur de nombreux produits français, ce qui n’est pas négligeable et ouvre de nouveaux marchés encore peu exploités par les entreprises françaises.  Lire la suite

Libéralisme, pragmatisme, positivisme, avant-gardisme, réactivité, ouverture aux affaires, à l’innovation, à la jeunesse, à l’entrepreunariat… La liste des caractéristiques du marché américain n’en finit pas. Toutes indiquent une destination extrêmement propice aux affaires. Ajoutez à cela plus de 325 millions de consommateurs au pouvoir d’achat élevé, à l’appétit de consommation gargantuesque, et vous obtenez un terrain de jeu idéal pour tout entrepreneur ou chef d’entreprise aux ambitions internationales.

Un terrain de jeu de près de 10 millions de km², soit plus de deux fois l’Europe, dix-sept fois la France. Avec quatre fuseaux horaires principaux, six en comptant Hawaï et l’Alaska, une structuration en 50 États aux lois et fiscalités différentes. Pour y exporter des produits ou services, l’organisation logistique, la sélection des canaux de distributions, la localisation de l’environnement productif local, mais aussi la proximité des points névralgiques de transport, constituent les points essentiels de la stratégie à mettre en place.

Et si nous parlions du consommateur américain ? Son appétit insatiable est légendaire, mais satisfaire son niveau d’exigence élevé reste un vrai défi auquel il faut se préparer, en B2C (business to consumer ou entre entreprises et consommateurs) comme en B2B (business to business ou entre entreprises). Pour y faire face, jetons un œil aux deux raisons principales de ce phénomène. La première réside dans une offre existante très concurrentielle. Pour se distinguer sur le marché, les offrants mènent une réelle course à la compétitivité dont le consommateur ressort vainqueur. La seconde raison est symbolisée par la notion de service, extrêmement développée aux USA. Les acteurs économiques donnent la priorité à la satisfaction du client. Très souvent, l’entrant sur le marché préfèrera miser sur la loyauté du consommateur et le retour sur investissement à long terme plutôt que la réalisation d’un profit immédiat dès la première transaction. Cette notion devient évidemment de plus en plus importante à l’heure du digital, où les acheteurs sont libres de consulter et de partager avis et recommandations à tout moment et en direct. Une proposition de valeur pertinente grâce à un marketing affûté, un consommateur chouchouté et un SAV bien rôdé constituent donc les clés du succès de votre approche client aux USA !

Mutation de la distribution traditionnelle, regards sur le cas Amazon.

Source Statista.com – Evolution de l’e-commerce

Des magasins ouvert 24h/24, des prix ultra compétitifs, des systèmes de notation objectifs, la possibilité d’analyser et de comparer les fonctionnalités en direct… faire son shopping en ligne présente de nombreux avantages, nous l’avons bien compris. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La part du e-commerce dans la distribution mondiale est passée de 7,4% en 2015 à 10,2% en 2017. Les projections pour 2021 portent ce chiffre à 17,5%. C’est tout simplement une multiplication par deux des achats e-commerce mondiaux, en valeur, qui est attendue entre 2017 et 2021. 

Symbole de ce phénomène, Amazon, source de 44% du e-commerce réalisé aux USA en 2017, ou bien de 4% de la distribution locale. Rien d’étonnant à cela selon Spencer Millerberg. Le CEO de One Click Retail accompagne Amazon dans l’analyse de l’Insight de ses clients : « Cette tendance analysée en 2017 s’explique facilement. Le cœur de la clientèle d’Amazon, composée de « millennials » (ou génération Y), est en train de vieillir. Cette génération née entre 1980 et 2000 progresse dans de nouvelles étapes de vie, elle se marie, a des enfants, achète une maison, etc. Du coup, les millennials ont besoin de tout un tas de fournitures et matériels. C’est évidemment sur internet qu’ils se rendent en priorité pour réaliser leurs achats. »

Mais alors, pourquoi Amazon prend tout le monde à contrepied en se risquant à investir dans des points de vente physiques alors même que son e-commerce gagne chaque jour des parts de marché au détriment de la distribution classique ? Voici quelques années, Amazon a commencé à ouvrir des points relais Amazon pour expédition/retrait de colis. Quelques temps plus tard, des librairies Amazon ont vu le jour. En Juin 2017, Jeff Bezos, CEO d’Amazon, annonçait qu’il s’emparait des 460 magasins de la prestigieuse chaîne Whole Foods, deuxième distributeur mondial derrière Walmart, pour près de 14 milliards de dollars (12,2 milliard d’euros). Puis en Janvier 2018, à Seattle, le grand public découvrait Amazon Go. Il s’agit du premier concept de supermarchés qui invite les clients possédant l’application Amazon Go à entrer dans le supermarché, faire leurs courses et repartir sans passer par la caisse ni même sortir leur portefeuille. Lubies ou coup de génie ? Beaucoup s’interrogent sur cette stratégie de Bezos face à l’évolution structurelle du marché de la distribution mondiale. Zoom sur les raisons principales d’un tel choix.

  • L’apprentissage par l’expérience. Le retail physique a énormément à apprendre d’Amazon, qui depuis 20 ans révolutionne la distribution mondiale. Mais Amazon.com a également des enseignements à tirer du retail physique, notamment grâce à la collection de données spécifiques à la distribution physique. Ces données pourront ensuite être analysées et exploitées pour mieux définir le profil des consommateurs et mieux les cibler.
  • Gagner la confiance du consommateur. Les points de vente physiques les rassurent. Vêtements, chaussures, bijoux constituent des exemples de produits qui doivent être vus, touchés, essayés, pour rassurer le client et faciliter l’acte d’achat. Et tant pis si ces mêmes produits essayés en magasins sont finalement achetés en ligne par la suite. Le chiffre d’affaires reste le même. Un autre marché immense peine à décoller en e-commerce : la livraison à domicile de denrées alimentaires. Pourquoi ? Pour le consommateur, le luxe réside dans le choix. Choisir l’orange qui lui plait le plus sur l’étalage, ou encore la pièce de viande qui lui paraît la plus appétissante parmi toutes celles du bac réfrigéré… Alors comment faire confiance à un système de livraison pour bien choisir ses denrées alimentaires ? Avec l’acquisition de Whole Foods, Amazon achète une marque de confiance, haut de gamme, qui offre des produits premium, équitables, bio, sans gluten, etc. Grâce à sa dernière acquisition, le géant du e-commerce pourra estampiller ses paquets « Whole Foods », rassurer des consommateurs encore frileux concernant la livraison de denrées alimentaires, et s’emparer d’un marché potentiel très appétissant.
  • Gagner en puissance logistique. Plus de points de vente, c’est plus de centres de distribution, une flotte de véhicules plus importante, plus d’alternatives… bref, une meilleure couverture du territoire. De plus, ils pourront rapidement servir de points relais. Imaginez-vous faire d’une pierre deux coups et récupérer vos commandes en ligne en allant faire vos courses hebdomadaires, sans frais de livraison. Pratique non ? De son côté, Amazon se libère des services coûteux et imparfaits de UPS, Fedex et consorts, pour devenir encore un peu plus indépendant, assoir sa place de leader du e-commerce et venir titiller sur leurs terres les grands de la distribution traditionnelle comme Walmart.

Amazon, pionnier du e-commerce et innovateur effréné, a une fois de plus surpris tout le monde en multipliant ses investissements dans une présence retail physique, malgré son influence décroissante. Par cette stratégie, le géant du e-commerce nous prouve que si la plupart du temps le online retail et la distribution physique se disputent les parts de marché, ils n’en sont pas moins complémentaires sur de nombreux aspects.

En résumé, pour bien s’exporter ou s’installer aux USA, de nombreux éléments déterminants comme les choix stratégiques d’implantation, l’approche client, ou encore les évolutions du marché visé devront être soigneusement étudiés. En définissant tous ces critères avec discernement, le nouvel arrivant se met dans les meilleures conditions pour développer un courant d’affaires durable sur le marché ouvert, dynamique et à fort potentiel des États-Unis.

Anthony Aureche, V.I.E temps partagé Etats-Unis

Le golfe Persique constitue une zone stratégique pour l’export français. Bercy prévoit une croissance de 66% des ventes vers le Moyen-Orient d’ici 2022, avec comme locomotive les Émirats arabes unis, déjà premier client de l’Hexagone dans la région.

Le « Made in France » propose un panel de biens et services de qualité reconnus dans le monde, qui ne laisse pas insensible la clientèle locale et cosmopolite des Émirats arabes unis. La chute du prix du baril de pétrole a entraîné un ralentissement de l’économie dans la région, avec un PIB en augmentation de 3% en 2017, contre une croissance à deux chiffres au début des années 2000. Mais les secteurs porteurs comme la construction, les transports, les cosmétiques ou encore la santé résistent bien.

Le marché de la santé aux Emirats arabes unis Lire la suite

Le recrutement de nos futurs V.I.E à temps partagé a commencé. Comment sont-ils sélectionnés ?

Avec les beaux jours arrive pour l’Imed la période de recrutement de nos futurs V.I.E. à temps partagé qui sont chaque année au nombre de huit. Ils partiront au 1er Janvier de l’année prochaine à travers le monde pour représenter plusieurs PME françaises. Il s’agit de sourcer puis sélectionner les meilleurs profils à même de réaliser des missions V.I.E un peu particulières. En effet, le V.I.E à temps partagé va devoir travailler loin de ses bases, pour plusieurs entreprises (2 à 3) sur des projets à fort enjeux pour les PME concernées. Un certain nombre de compétences professionnelles liées à l’international mais aussi et surtout personnelles sont nécessaires pour mener à bien un tel projet.

Compétences professionnelles

D’un point de vue professionnel, et dans la mesure où la quasi-totalité des missions confiées par les PME sont à vocation commerciale, il faut tout d’abord pouvoir justifier d’un minimum d’expérience sur des fonctions de ce type. Bien que nous formions en amont tous nos V.I.E. aux techniques de prospection et négociation commerciale avant leur départ, il est important que les candidats aient déjà des bases pratiques dans ce domaine.

Il faut ensuite que les candidats se soient déjà confrontés à l’international et idéalement sur le pays de destination de leur futur V.I.E. Si le candidat n’a pas eu d’expérience sur le pays en question, il doit au moins en avoir eu sur la zone géographique et culturelle considérée. Il va sans dire enfin, que la langue des affaires du pays est obligatoire.

Compétences comportementales

D’un point de vue plus personnel à présent, les candidats doivent répondre à plusieurs critères. Leurs missions seront l’implantation et le développement dans leur pays de destination de produits ou services de PME françaises. Ils devront donc avoir la fibre entrepreneuriale et un état d’esprit orienté vers le résultat. Ils devront également avoir l’ouverture d’esprit nécessaire pour s’adapter aux exigences locales et vendre dans les meilleures conditions possibles les produits et services des PME qu’ils représenteront.

« Least but not last » ils devront avoir un excellent relationnel pour pouvoir échanger et travailler avec des dirigeants d’entreprises étrangères tout autant qu’avec les équipes de ce dernier, ou les administrations locales.

Cette période de recrutement est pour l’Imed une période clé qui conditionnera la réussite des futurs missions V.I.E. Et au-delà des critères détaillés dans cet article, ce qui compte c’est l’envi pour ces futurs V.I.E. de réussir et d’avoir un impact sur le développement international des PME françaises.

Loïc Bonnardel

L’Allemagne, notre voisin d’Outre-Rhin fait souvent rêver les entreprises et pourtant, beaucoup redoutent d’attaquer ce marché ultra compétitif. Première puissance économique d’Europe, forte de 82 millions d’habitants, il est en effet l’un des premiers exportateurs du monde. Sa croissance (2.2% en 2017) est pourtant créatrice d’opportunités pour l’Hexagone, dans le secteur de la gastronomie qui jouit en Allemagne d’une forte renommée, et plus particulièrement dans le domaine du Vin.

Étiquette faisant figurer le cépage

Si les allemands sont plutôt connus pour leur amour de la bière, le vin a, depuis quelques années, le vent en poupe. Bénéficiant d’un véritable effet de mode, le vin fait son apparition dans les bars et les restaurants, ainsi qu’à la table des 18-39 ans. Le rosé notamment, est de plus en plus apprécié, associé aux barbecues si chers aux allemands, synonyme d’été et de retour du soleil. Bonne nouvelle donc pour les vins du Sud qui sont très recherchés par nos amis germaniques (l’Allemagne est d’ailleurs le premier importateur d’IGP Oc au monde).

Bien qu’il y ait une région viticole en Allemagne (Sud Est), les consommateurs ont tendance à privilégier les vins étrangers. Cependant, par tradition, ils préférent les cépages plutôt que les appellations, domaines ou régions. Les vignerons souhaitant attaquer ce marché auront donc intérêt à mettre leurs cépages en avant de manière très visible afin de séduire le consommateur allemand. Par ailleurs ils sont très friands de boissons gazeuses, étant les premiers consommateurs de boissons non alcoolisées en Europe et il en va de même pour le vin, qu’ils adorent à bulles ! Ils ont même un mot pour désigner les vins effervescents, quels qu’ils soient : le Sekt.

 

 

Le choix se fait également, et comme dans tous les domaines outre-rhin, sur le prix. Pourtant, même si l’Allemand est habitué à peu investir dans son vin (prix moyen à l’achat de 4€ à 6.50€), il ne s’attend pas pour autant à avoir une pauvre qualité. Il est donc important de garder à l’esprit que le marché allemand est un marché de prix, mais très exigeant. On observe quand même, et c’est rassurant

, une augmentation du prix à la bouteille, ainsi qu’une hausse de la demande pour les vins haut de gamme. Un marché de connaisseurs est en train d’apparaître doucement et les cavistes sont à la recherche de perles rares, hors des sentiers battus. Les marchés discount ont également observé cette modification de la demande des consommateurs et se sont alignés en proposant de nouveaux merchandising plus propres et plus attirants pour l’œil.

Par ailleurs, si nous sommes un peu en retard en France, il ne faut surtout pas négliger la mouvance bio déjà bien ancrée en Allemagne, ainsi que le mouvement Vegan. Les vins bio et végan sont de plus en plus recherchés et sollicités et bénéficient d’une meilleure réputation que les autres vins. Certains cavistes (ils sont 3500 indépendants en Allemagne représentant 17% du marché en 2016) ne travaillent d’ailleurs qu’uniquement avec de petits domaines en biodynamie ou certifiés végan.

 

Pour finir, il faut garder à l’esprit que l’acheteur allemand est d’un naturel prudent, ainsi une relation commerciale s’établira lentement et sur le long terme. La règle ne déroge pas dans le domaine du vin et les cavistes aimant à se fournir en direct, aimeront à visiter le domaine qu’ils vont représenter. La prise de décision se fait souvent de manière collégiale et il sera nécessaire d’envoyer une ou plusieurs fois des échantillons afin que toute l’équipe puisse goûter vos vins. Le jeu en vaut la chandelle puisque le client allemand est fidèle et loyal et sera votre partenaire commercial pour aussi longtemps que vous le souhaiterez. La relation commerciale avec les allemands est comme le bon vin, elle se bonifie avec le temps !

Alix Nouaille-Degorce, VIE temps partagé Allemagne 2018

 

L’Afrique du Sud

L’Afrique c’est avant tout de grands espaces, des paysages époustouflants, des parcs nationaux, des réserves naturelles mais aussi des zones montagneuses. L’Afrique du Sud s’étend sur 1,2 millions de kilomètres carrés. Les 48,6 millions d’habitants parlent onze langues, mais l’anglais reste la langue la plus pratiquée dans le milieu des affaires. La monnaie locale est le rand (ZAR), un euro valant 13,6 ZAR au moment où l’on rédige cet article.

L’Afrique du Sud réunifiée présente un nouveau visage, celui d’une démocratie multiraciale. Les excellentes infrastructures, les transports et communications aisées, comptent parmi les motivations des investisseurs étrangers qui s’installent dans le pays.

L’Afrique du Sud est la 33e plus grande économie d’exportation dans le monde et la première économie du continent africain devant le Nigéria. Le pays abrite 75% des plus grandes sociétés d’Afrique et affiche un taux de croissance annuel en moyenne de 5 %. L’économie du pays repose sur le secteur minier et le dynamisme des secteurs agricoles et financiers.

En 2016, l’Afrique du Sud a exporté pour 69,1 milliards de dollars et importé pour 73,7 milliards de dollars. De nombreuses entreprises françaises sont implantées en Afrique du Sud, ce qui place la France à la septième place des investisseurs étrangers dans le pays. Parmi les 245 filiales françaises présentent en Afrique du Sud, on retrouve les traditionnelles entreprises du CAC 40, bien sûr, qui aident à structurer l’économie du pays, mais aussi une cinquantaine d’entreprises innovantes, accueillies en grande pompe pour leur savoir-faire.

L’Afrique du Sud offre de nombreuses opportunités dans différents secteurs d’activités et notamment le secteur de viticole.

Le secteur viticole en Afrique du Sud

L’Afrique du Sud, ou devrions-nous dire le paradis des vignes ! Peu de pays offre autant d’atouts pour ses vignes que l’Afrique du Sud.

 

La province du Cap est le berceau du vignoble sud-africain, autour de Cap Town et au nord-est de la ville se trouvent les districts les plus célèbres du pays : Paarl, Stellenbosch, Darling, Cape Point, Constantia, Walker Bay, Franschhoek. Cette région produit à elle seule, près de 80 % des vins sud-africains en appellation.

Les conditions sont idéales, un climat méditerranéen dû à une double influence maritime, l’océan atlantique à l’ouest, l’océan indien à l’est ; une pluviométrie presque idéale ; des étés de novembre à mai, chauds, un peu plus chaud qu’à Bordeaux. Donc, peu de mauvaises années à craindre ! Les sud-africains sont les premiers viticulteurs de l’hémisphère sud à vendanger avec un gros avantage. Les vendanges se déroulent contrairement à l’Europe quand les températures commencent à remonter. Résultat, des récoltes saines et un excellent taux de maturité.

Le pays possède ainsi le douzième vignoble du monde (environ 132 000 ha) et est devenue le 8ème producteur mondial de vin avec une production de 10,5 millions d’hectolitres. Il contribue pour 2,6 milliards d’euros au produit intérieur brut de l’Afrique du Sud. Preuve de son éclatante réussite, en 2015, le meilleur vin blanc du monde était sud-africain, un chenin de la région de Stellenbosch !

 

Guillaume Costa, VIE temps partagé Afrique du Sud 2018

Fort d’une croissance de 8,8% en 2016, la Côte d’Ivoire est le véritable moteur de l’Afrique de l’Ouest francophone puisqu’elle y représente 40% du PIB global de la sous-région.

La Côte d’Ivoire a attiré 810,793,478.61 € en 2016. La France est historiquement un partenaire commercial privilégié de la Côte d’Ivoire, devant le Nigéria, le Royaume-Uni et le Liban. Les échanges commerciaux entre la France et la Côte d’Ivoire sont excédentaires de 335 millions d’euros et les exportations françaises ont augmenté de 22% en 2016.

La Côte d’Ivoire est une magnifique porte d’entrée sur le marché africain, notamment grâce à un gouvernement enclin à améliorer le climat des affaires, des infrastructures performantes et une main d’œuvre qualifiée. La Côte d’ivoire est un pays stratégique pour atteindre les autres pays de la sous-région, notamment les pays limitrophes tels que le Ghana, le Burkina Faso ou encore la Guinée Conakry.

Malgré les crises politiques rencontrées au début des années 2010, la Côte d’Ivoire, désormais stable et sécurisée, a su diversifier son économie et réduire sa dépendance aux secteurs de rente que lui procure son sous-sol riche et les vertus de son climat pour le secteur agricole.

 

Focus sur la grande distribution :

La grande distribution, qui ne couvre actuellement qu’entre 15% et 25% des achats alimentaires des ivoiriens, est un secteur en pleine expansion et offrant des opportunités de distribution pour de nombreux produits importés.

Les modes d’achats traditionnels, principalement le marché, dominent encore les modes de consommation du pays. Cependant, la grande distribution connaît un taux de croissance annuel avoisinant les 10%.

Depuis l’arrivée de Carrefour en 2015, la grande distribution ivoirienne est dominée par trois grands groupes. Le plus important est Prosuma, qui possède 125 points de distribution à travers le pays, dont les franchises Casino, Bon prix, Hyper Hayat, Fnac etc…

CDCI est également un acteur majeur du secteur avec la franchise Leader Price et ces magasins de semi-gros.

Carrefour possède seulement deux points de vente mais situés à des endroits stratégiques, et l’ouverture d’un troisième centre commercial est prévue pour le deuxième trimestre 2018.

Ce qui est intéressant pour les entreprises françaises dans le développement de la grande distribution en Côte d’ivoire est l’émergence d’une clientèle, appartenant à la classe moyenne supérieure, à la recherche de qualité et de nombreuses références.

Par exemple, Oenophile, magasin caviste appartenant au groupe Prosuma propose une large gamme de vins, notamment français, et offre une grande visibilité aux domaines français souhaitant exporter en Côte d’ivoire.

Les centres commerciaux sont donc une véritable opportunité pour les entreprises françaises souhaitant exporter des biens de grande consommation, car ils leur permettent de viser une certaine clientèle et de profiter d’un flux logistique parfaitement maîtrisé.

Benoit Traub, V.I.E. temps partagé Imed 2018 à Abidjan

Le Japon est le deuxième marché mondial des cosmétiques et du bien-être, ce qui représente un marché de 19 milliards d’euros. Les japonais(es) raffolent des soins pour la peau et le maquillage, ce sont ces deux segments qui représentent quasiment la totalité du marché de la cosmétique et du bien-être au pays du soleil levant.

L’engouement des asiatiques pour les cosmétiques est désormais un phénomène de masse : les 5 plus gros acteurs japonais occupent près de la moitié des ventes au côté de Kose, Shiseido, Kanebo ou encore Kao Pla. Les marques françaises sont bien implantées, tel que l’Occitane ou Estée Lauder qui possèdent 40% de part de marché des soins pour la peau et des cosmétiques. Les acteurs français proposent des produits adaptés au marché japonais comme par exemple des produits blanchissant pour la peau ou des couleurs de rouges à lèvre dédiées spécifiquement au teint des japonais-es-.

A la fois curieux et avertis, les japonais consacrent un budget important aux produits de beautés (180 € par habitant en 2014 contre 137€ en France) et le « Made in France » bénéficie à ce titre d’une image d’excellence dans le secteur auprès des consommateurs. Principal fournisseur du Japon en produits cosmétiques, la France représente 30% des importations totales en 2015 soit 11.8 milliard d’euros (source Febea : Fédération des entreprises de la beauté) : un marché dynamique grâce aux consommateurs japonais toujours plus avides de nouveautés.

Concernant le marché des cosmétiques bio et/ou naturels, il représente 1.06 milliard d’euros et est en perpétuel développement du fait de la préoccupation constante des japonais-es- quant à l’environnement et à la protection de leur peau.

Le marché de la cosmétique japonais suit des tendances proches de celles que nous pouvons constater en Europe avec une population vieillissante, toujours à la recherche de nouveaux produits comme l’anti-âge de pointe.

Comme pour de nombreux pays, la meilleure approche pour se faire une première idée des tendances et affiner sa stratégie d’entrée, est de participer à un salon en tant que visiteur. A ce sujet, dans le cadre de la « Beauty Week » organisé par le Ministère de l’économie se tient tous les ans le salon Cosme Tokyo 2018.

Rendez-vous annuel des professionnels, ce salon se déroule sur trois jours et rassemble plus de 650 exposants et environ 25.000 visiteurs principalement composés d’importateurs, de distributeurs, de détaillants et de groupes de spas/salons/hôtels.

Une fois votre stratégie d’entrée bien définie et les premiers contacts noués, il ne manque plus qu’à démarcher localement les acteurs du secteur pour profiter pleinement du potentiel qu’offre ce marché !